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Cheikh Ibrahima Fâty (Mame Thierno Birahim), le frère cadet, fidèle lieutenant et homme de confiance de Cheikh Ahmadou Bamba: 1862-1943.

Cheikh Ibrahima Fâty (Mame Thierno Birahim), le frère cadet, fidèle lieutenant et homme de confiance de Cheikh Ahmadou Bamba: 1862-1943.

Résumé biographique.

Photo mise en avant : Mame Thierno Ibrahima Faty Mbacké.

Cheikh Ibrahima Fâty Mbacké, également connu sous diverses autres appellations comme Mame Thierno Birahim, Ndâmal Darou ou Borom Darou, est le fils de Mame Mor Anta Sally et de Sokhna Isseu Diop. Son homonyme Thierno Ibrahima Kane fut un grand homme de Dieu toucouleur et un martyr de l’islam, qui vivait à Makhama dans le Fouta.

Sur sa naissance, à Porokhane, les auteurs s’accordent pour la situer au jeudi 15 du mois lunaire de « Rabbi al awwal 1283 de l’Hégire, 1865 du calendrier grégorien. On raconte aussi que cela coïncida avec la Bataille de Pathé Badiane ou de Paoskoto qui mit aux prises les forces de Maba Diakhou BA aux troupes de l’autorité coloniale et c’est pourquoi le baptême a eu lieu à Ndiabacounda, un village Gambien situé à une trentaine de Kms à l’ouest de Porokhane. Les populations de ce village estiment même que le frère et Lieutenant du Cheikh est bien né à Ndiabacounda, où ils montrent des lieux de sa naissance  et du baptême.

C’est à Mbacké Cadior que Mame Thierno fit officiellement acte d’allégeance à son frère Cheikh Ahmadou Bamba qui, dans les faits, était son maître depuis sa naissance. Cheikh Ahmadou Bamba qui l’a formé lui a modelé un caractère tel que Mame Thierno, à l’exemple de son maître, ne craint que Dieu et ne sert que le Meilleur des hommes (Psl) Toutes ses préoccupations étaient d’accomplir scrupuleusement les recommandations de Cheikh Ahmadou Bamba et d’accomplir les actes de dévotion. Il reçut l’ordre en 1912, de s’installer à Darou Mouhty (village affectueusement appelé la «sœur de Touba»). Il défichera ces terres sur 40 kms, dans un environnement difficile et hostile, et placera ses fils et ses lieutenants dans différentes localités avoisinantes de sa résidence.

 

C’est à cet homme de confiance que le Cheikh confia toute sa famille quand il partit pour l’exil. Soucieux de la sécurité de la famille du Cheikh et pour implorer son Seigneur pour le retour de son maitre, Cheikh Ibra Fâty dirigeait un groupe qui récitait chaque jour matin et soir 1000 ‘’salâtou ala nabi’’ (prières sur le Prophète) selon une formule spécifique, et ceci après des séances de récital de coran. De Mbacké Cadior (aux premières heures du Mouridisme) à Diourbel, en passant par la Mauritanie et Thiéyène, Mame Thierno a toujours été le frère et le lieutenant fidèle du Cheikh. Il a été rappelé à DIEU en 1943 (un 26 aout) à Darou Mouhty où il repose.

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