Cheikh Mouhamadou Bachir Mbacké, fils et Biographe de Cheikhoul Khadim : 1895-1966.
Résumé biographique.
Cheikh Mouhamadou Bachir Mbacké, fils de Sokhna Fâty Madou Mame DIOP, elle-même petite fille de Matar Ndoumbé DIOP, est né en 1895 à Cocky (Gallayel). Lorsque le Cheikh fut sur le point d’aller en exil, il demanda à Sokhna Fâty Madou Mame de retourner auprès de sa mère Sokhna Khary Dieng à Cocky. C’est ainsi que Cheikh Bachir naquit alors que le Cheikh était à St Louis (ou déjà en route vers le Gabon); Le Conseil Privé venait de décider son exil. Un tel événement ne pouvait être que le signe du soutien divin, donc un motif supplémentaire de bonheur et de joie.
Après la parfaite maîtrise du Coran, il rédigea une trentaine d’exemplaires du Livre Saint. Très satisfait de son fils, Cheikh Ahmadou Bamba le garda auprès de lui et Cheikh Bachir ne quitta quasiment plus son père malgré ses séjours en résidence surveillée en Mauritanie, à Thiéyène au Djolof et à Diourbel. Pendant près d’une vingtaine d’années, Cheikh Bachir aura vécu de manière quasi ininterrompue auprès de son père. On peut affirmer ainsi que c’est le fils du Cheikh qui l’aura le plus longtemps approché et c’est pratiquement le seul dont il s’est personnellement occupé de son éducation. Cette proximité aura plusieurs effets sur les deux principaux : Son immense savoir dans beaucoup de domaines et son éducation exceptionnelle.
C’est ce savoir et cette proximité avec Serigne Touba qui nous a valu l’un des ouvrages des plus précis et des plus détaillés sur la vie du fondateur du Mouridisme : «Minanoul Bakhil Khadim», ou «les bienfaits de l’Eternel», l’ouvrage de référence, la plus grande biographie faite sur la vie du Cheikh Ahmadou Bamba.
Après le rappel à DIEU de son père, Cheikh Mouhamadou Bachir se mit au service de son frère Serigne Mouhamadou Moustapha premier khalife de Serigne Touba, et travailla à consolider la cohésion et l’unité des mourides comme Cheikhoul Khadim le leur avait recommandé, mais aussi à la construction de la Grande Mosquée de Touba.
Serigne Bassirou a réhabilité Porokhane, village où repose la sainte mère de Cheikh Ahmadou Bamba et y a initié depuis 1952 un Magal annuel en l’honneur de Mame Diarra Bousso. Aujourd’hui c’est sans doute le plus grand rassemblement humain et le seul au monde consacré à une femme.
Cheikh Mouhamadou Bachir a été rappelé à Dieu le 1er août 1966 à Touba (la nuit du 12ième jour de lundi du 4ième mois lunaire de Rabial shaani (rakki gamou), quelques jours après la célébration du Grand Magal et du Gamou, et inhumé conformément à son vœu, à l’emplacement de ce qui fut la mosquée de Darou Minane.
[dflip id= »35127″ ][/dflip]
https://khidma28.tv/cheikh-mouhamado…khadim-1895-1966/
Voir aussi les vidéos de notre chaine Youtube ( Tapez YouTube/Khidma28.tv/Wakhtaanou Serigne Abo Bass Mor





